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Object ID
2017.043.003
Access Number
2017.043
Subjects
Object Name
Affiche
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Archive
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Collection
AFGHANISTAN, 2001 - 2014
AFGHANISTAN, 2001 - 2014
Affiche - Lecture de poésie et séance de dédicaces de Benjamin Hertwig pour son livre « Slow War », le 3 novembre 2017
Affiche – Rencontre avec Benjamin Hertwig à l'Armoury Series. Au programme : lecture de poésie et dédicace de son dernier ouvrage, « Slow War ».
SLOW WAR (2017, MCGILL-QUEEN'S)
Premier recueil de poésie de Benjamin Hertwig, « Slow War » est à la fois un récit de la guerre contemporaine et un parcours personnel marqué par le deuil et la quête de guérison. Ce recueil s'inscrit dans la lignée de « Dulce et Decorum Est » de Wilfred Owen et de « Letter Composed During a Lull in the Fighting » de Kevin Powers. Un siècle après la Première Guerre mondiale, Hertwig y présente à la fois le coût humain de la guerre dans des poèmes tels que « Somewhere in Flanders/Afghanistan » et « Food Habits of Coyotes, as Determined by Examination of Stomach Contents », et la possibilité d'une guérison dans des lieux inattendus, comme dans « A Poem Is Not Guantánamo Bay ».
Ce recueil n'apporte pas de réponses faciles. Hertwig observe la guerre en Afghanistan avec le regard lucide d'un soldat et l'attention soutenue d'un poète. Dans son récit de la guerre et de ses dures conséquences sur le front intérieur, l'intime devient politique. Bien que ces poèmes explorent des formes à la fois expérimentales et traditionnelles, la désorganisation du langage traduit une descente dans la violence et une ascension vers un avenir incertain, où l'histoire et le traumatisme sont inextricablement liés. Hertwig nous rappelle que se souvenir de la guerre est un acte politique et qu'écrire sur la guerre est une manière de se souvenir.
Benjamin Hertwig est un poète canadien. Son premier recueil de poésie, Slow War, a été finaliste du Prix du Gouverneur général pour la poésie de langue anglaise en 2017.
Ancien membre des Forces armées canadiennes ayant servi en Afghanistan, il a également publié des nouvelles et des essais dans Maisonneuve, Canadian Literature, The Walrus, Ricepaper, Geez, Prairie Fire, Pleiades et le New York Times. Il a remporté un prix national du magazine dans la catégorie Journalisme personnel en 2017 pour son article « The Burn ».
Extrait du Toronto Star : Guerre de Benjamin Hertwig, McGill-Queen’s University Press, 126 pages, 16,95 $
Le trouble de stress post-traumatique était autrefois appelé « cœur de soldat ». Si l’expression manque de précision scientifique, elle n’en est pas moins juste sur le plan métaphorique. Benjamin Hertwig a servi dans les Forces armées canadiennes en Afghanistan, et ce premier recueil poignant témoigne du cœur d’un soldat, avant, pendant et après la guerre. Les poèmes d’avant la guerre dégagent une impression d’élégie et de distance, tandis que ceux qui relatent les combats frappent par leur immédiateté : les vers sont saccadés et se fragmentent. Dans « Premier Coup », Hertwig décrit le flot d'émotions confus qui le submerge lorsqu'il tire sur le chauffeur d'un taxi qui suivait leur convoi de trop près : « tu n'avais jamais rien ressenti de tel auparavant, honte, euphorie, la première fois que tu as vu un corps nu, l'ordre était de tirer. « Des poèmes sur le retour à la vie civile témoignent avec émotion de la façon dont la guerre l'a transformé : « Quand tu revenais de la guerre, tu ne pensais plus beaucoup aux morts. Tu voulais redevenir un enfant. »

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