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2023.304.005

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Lettre

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Archive

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Collection

Fonds

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Correspondance de Thomas Percival Elder, 1916

Lettre du 26 août 1916 de Thomas Percival Elder à sa belle-sœur Flossie Winnifred Elder d'Ottawa, en Ontario. Transcription : 26 août 1916 Chère Flossie, Je tiens à te remercier pour ton message d'affection fraternelle contenu dans le colis, ainsi que pour les cigarettes, les biscuits et les bonbons. On les a beaucoup aimés, ainsi que quelques garçons. Lorsqu'un membre de la section reçoit un colis, il circule, alors c'est toujours une grande joie pour la section n° 1 quand le courrier apporte quelque chose comme ça. Je me sens bien et je n'ai pas encore fait la connaissance de ces petits amis qui sont plus proches qu'un frère. Espérons qu'ils tarderont encore un peu à arriver. On a déménagé hier dans un autre camp, le cinquième depuis qu'on est parti d'Angleterre. Chaque endroit où nous posons notre sac est maintenant notre chez-nous, et c'est un vrai plaisir de constater que chaque déménagement a été une amélioration. Nous avons d'abord dormi une nuit dans un hangar de gare, puis une autre, dans une écurie ouverte, les deux fois sur des pavés, puis une nuit dans le train où il n'y avait que des places assises. Pendant six jours et six nuits, on a été dans des baraquements, trois nuits dans la tente et la dernière nuit encore dans des baraquements. Demain, je pars pour un stage avancé de bombardement, ce qui impliquera un autre déménagement, et je suis convaincu que ce sera le meilleur logement que j'aie jamais connu. Le seul désavantage de ces déménagements est que je dois porter environ 30 kilos sur le dos, en plus de mes vêtements, et si l'on considère que le sac semble s'alourdir à chaque kilomètre, ce n'est en aucun cas une promenade de santé, mais c'est tout à fait faisable. Le YMCA Chaque camp dispose d'une salle de lecture et d'une épicerie où l'on peut acheter des gâteaux aux fruits en conserve, du thé et du café chauds, etc. C'est donc pas si mal. De plus, il y a des débits de boissons appelés « estaminets », où l'on peut se procurer d'autres boissons, même si je ne les ai fréquentés que par simple curiosité. Ici, tout le monde en a assez et serait content que tout ça se termine bientôt. Apparemment, Fritz partage cet avis. Ça me rend plus socialiste que jamais, et ce sentiment de « plus jamais ça » que j'éprouvais le lendemain d'une bataille est très fort en ce qui concerne le métier de soldat, alors que je n'ai même pas encore mis les pieds dans les tranchées. Voici un long monologue de ma part, et tant que l'inspiration me vient, je ferais mieux d'écrire d'autres lettres. Merci encore pour le colis et je t'embrasse, toi et Bert. Je suis ton frère, Percy.
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